Pourquoi et comment réguler les pratiques médicales

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intervention du docteur jérôme marty président ufml a sciences po le 05 juin 2013

 

Lors du Colloque de Sciences-Po sur la santé, « Pourquoi et comment réguler les pratiques médicales ? » qui s’est tenu à Paris le mercredi 5 juin, Jérôme Marty, président de l’UFML, a vigoureusement pris la parole devant cet aréopage d’experts de provenances diverses pour alerter l’auditoire sur la grave crise sanitaire actuelle.

 « La gouvernance publique massacre les médecins ! » clame Jérôme Marty. « Le système actuel est un échec total car il n’y a jamais eu autant d’agences et de régulations, » poursuit-il. Il rappelle que rien ne doit être décidé ni entrepris dans le domaine de la santé sans que le médecin soit partie prenante à toutes les étapes du processus de décision. « En aucun cas, le médecin ne peut être qu’une simple chambre d’enregistrement, » déclare-t-il.

Après avoir brossé un rapide tableau de la situation démographique, Jérôme Marty note que la crise touche tous les secteurs de la santé, privé et public, car tous ces acteurs sont interdépendants. La médecine, que ce soit dans le privé ou dans le public, est asphyxiée par le millefeuille des réglementations accumulées depuis trente ans. La chirurgie libérale, et donc l’hôpital public, est en péril. 25% des médecins qui s’installent ont un diplôme étranger. Seulement 9% des médecins s’installent à la sortie de la faculté. Tous les voyants sont au rouge. Il met en garde : « On a joué la méfiance à l’égard des médecins, alors qu’il fallait jouer la confiance ».

Puis, il poursuit en faisant le constat que la médecine est taillée en pièces pour être livrée aux intérêts financiers des mutuelles et des assurances qui attendent la promulgation imminente d’une nouvelle loi autorisant les remboursements différencies et la création de réseaux de soins. Ces mesures à venir soulèvent de nouveaux conflits d’intérêts majeurs, « le médecin étant lié au financeur dans ses prescriptions et dans ses actes ».

“C’en est fini du serment d’Hippocrate!!”, tonne Jérôme Marty avant de se tourner vers Madame Rambaud à qui il rappelle que même sans agence, il y aura toujours des médecins. Il martèle que face au désengagement de la Sécurité Sociale, il est primordial de discuter avec les médecins. En conclusion, dans un vibrant et pressant appel, Jérôme Marty offre une main tendue et  propose publiquement  au CISS une rencontre entre patients et médecins.

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