FVR alias "langue de bois" invité a vendre son CAS par le syndicat fossile a l'institut de paléontologie

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Monsieur Frédéric Van Roeckeghem a tenu hier, Institut de Paléontologie Humaine à Paris, une réunion à haut risque, la plus difficile pour lui de ces dernières semaines, destinée à justifier et vendre son CAS aux médecins parisiens.

Par la présence surprise mais préparée de plus de quinze de ses membres, l'UFML n'a pas laissé de répit à FVR venu en terrain ami sur invitation de la CSMF pour convaincre les spécialistes de la générale de santé des bienfaits supposés du Contrat d'Accès aux Soins.

Les efforts de l'UFML ont été doublement recompensés lors de cette soirée : d'une part par la mobilisation des médecins opposés au CAS présents lors de cette réunion et d'autre part par l'échec patent du CAS reconnu par FVR lui même : cible manquée et quota non atteint.

 Venus à près d’une centaine de toute la région pour l’écouter et pour certains à le contrer, ils n’ont pas été déçus de voir qu’il maniait la langue de bois aussi bien que les politiques et qu’il devait être fier d’avoir réussi, par ses pirouettes de langage, à renverser dans son intérêt chaque question gênante et à éluder celles qui démontraient les vrais problèmes de notre système de santé que le CAS n’allait en aucun cas miraculeusement régler.

 

FVR institut paleontologie

 

Son long exposé monologue sur les chiffres des dépassements d’honoraires sur tout le territoire français qui font selon lui obstacle grave aux soins de nos concitoyens n’a pas convaincu. De même, la solution CAS préconisée pour faciliter les soins n’a pas dû faire plus recette dans l’assistance. Car, comme l’a dit un chirurgien du BLOC fort applaudi, s’engager à aligner sa pratique tarifaire sur celle de 2012 et à la stabiliser pour les 3 ans à venir quand les charges continuent d’augmenter et que les tarifs opposables restent lamentablement bas et sous-évalués mettent gravement en péril l’entreprise médicale libérale, surtout si la contrepartie prévue ne sera versée qu’en 2014.

 

FVR institut paleontologie 2

 

Quand un anesthésiste fait remarquer les difficultés à venir de ces différentes pratiques tarifaires de 4 sortes (S1, S2, S2 adhérents CAS, S1 titrés adhérents CAS) dans une même équipe médico-chirurgicale, et qu’une augmentation substantielle des tarifs opposables aurait suffit pour vidanger tout le secteur 2, FVR explique que la CNAM n’a pas choisi cette option d’ouvrir tout le secteur 1 au CAS car sinon on l’aurait accusée de généraliser les DE et que la véritable question de solvabiliser toute la chirurgie était une question uniquement politique !!! Benjamin Bajer (UFML), chirurgien esthétique, explique qu’il a été assez énervé par la Sécu pour oser monter la LML et arrive à faire dire à FVR que dans son cas, il n’a pas intérêt à signer le CAS.

Un dermatologue insiste sur le fait que le CAS est conçu pour les médias qui clament que les médecins abusent, or n’est-ce pas l’assurance qui abuse avec ses franchises et ses déremboursements, alors que dans le même temps les mutuelles proposent des contrats remboursant à 400% le tarif sécu ? Applaudissement de la salle, et aussi quand Jean-Paul Hamon explique que pour obtenir la mise en place su CAS, en plus des 5650 médecins qui auraient déjà signé, soit 60% de la cible requise pour sa mise en place effective, il y aura certainement bien 3000 médecins secteur 2 préretraités qui vont sans doute signer et se casser en retraite dans 2 à 3 ans, permettant ainsi au CAS d’exister.

André Natowicz (UFML) dit que l’avenant 8 fait converger le secteur 2 vers le secteur 1 sans que la CNAM ne prenne le moindre engagement pour revaloriser le TO, que quand on voit que des médecins traduits en CPL sont laminés sans défense, on ne comprend pas pourquoi la CNAM travaillerait dans l’intérêt des médecins et que depuis 30 ans, l’assurance maladie puise dans la poche des médecins sans vergogne, et que cela suffit. FVR fait remarquer que la France est en croissance zéro depuis 2 ans et qu’il faut tenir compte de cette crise. Benjamin Bajer (UFML) arrive à placer que les cotisations des mutuelles et des assurances privées ne vont pas au remboursement des soins, FVR rebondit en soulignant les efforts de réduction des frais de gestion de la Sécu, faisant passer de 85 000 à 64 000 le nombre d’employés sécu, que les seuls frais de publicité, importants certes, avaient été ceux de la campagne sur les antibiotiques. Il avoue aussi que la Sécu concentre ses moyens sur la prise en charge des frais de santé les plus lourds.

Un autre participant souligne la perte de confiance que le corps médical a envers l’assurance maladie, eu égard à toutes les désillusions concernant les promesses non tenues et les décisions de revenir d’un coup sur certaines avancées obtenues et mises en route, comme le contrat médecin référent…

La salle devant être libérée pour 22 h, tout le monde se lève et beaucoup se pressent vers FVR pour lui exposer d’autre problèmes : comme Caroline Edwards Reverdy Bazin (UFML) au sujet du chantage de certaines DAM à la CPAM du 95 pour que la signature du CAS de certains chirurgiens efface leur risque de passer en CPL pour avoir pris des DE à des CMUistes ? Pourquoi les déserts médicaux ne sont-ils pas, plus que les DE, un obstacle aux soins ? Pourquoi seulement 9 % des jeunes médecins s’installent-ils et pourquoi préfèrent-il remplacer ? FVR prétend qu’il faut vérifier ces chiffres de 9% qui sont avancés, et demande pourquoi les remplaçants trouvent-ils des cabinets de médecins qui leur offrent encore des remplacements ?

La réunion se termine dehors, non sans que je me dise qu’à côté de ces crânes exposés dans l'Institut de Paléontologie, il s’y ajoutera peut-être bientôt ceux des derniers médecins libéraux de France…

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